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Démission "forcée" et licenciement |
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Écrit par Didier Lebon
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19-01-2007 |
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De plus en plus de salariés sont amenés à prendre l'initiative de la rupture de leur contrat de travail en raison des difficultés qu'ils rencontrent avec leur employeur. Indépendamment des circonstances particulières du harcèlemet, qu'il s'agisse du harcèlement moral ou du harcèlement sexuel, lesquels font l'objet de dispositions spécifiques, un salarié peut considérer que son employeur ne lui permet plus de remplir sa mission et en déduire qu'il n'a pas d'autre alternative que de prendre acte de la rupture du contrat et de demander à la juridiction prud'hommale de considérer qu'il a été licencié. Cette situation est essentiellemen appréciée par la juridiction prud'hoammele sous l'angle de la charge de la preuve. Conformément aux dispositions de l’article 12 du Nouveau Code de Procédure Civile, le juge « doit donner ou restituer leur exacte qualification aux faits et actes litigieux sans s’arrêter à la dénomination que les parties en auraient proposée ».Selon ne jurisprudence désormais bien établie et régulièrement rappelée par la Cour de cassation, relativement à la lettre de prise d’acte de la rupture par le salarié, lorsqu’un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison de faits qu’il reproche à son employeur, cette rupture produit les effets, soit d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient, soit, dans le cas contraire, d’une démission (Soc. 20 avril 2005, pourvoi N° 03-41808) Conformément à cette jurisprudence sur la lettre de prise d’acte par le salarié de la rupture, il appartient donc en principe à la Juridiction prud'homale (Conseil de Prud’hommes et Cour d'Appel) de se prononcer sur les faits que le salarié reprochait à son employeur pour déterminer les effets de la rupture (Soc. 20 avril 2005, pourvoi N° 03-41808) et d’analyser le bien fondé des griefs invoqués par le salarié (Soc. 20 avril 2005, arrêt de cassation, pourvoi N° 03-41719). |
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Transport internationaux et action directe du transporteur |
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Écrit par Didier Lebon
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16-01-2007 |
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L’article L. 132-8 du Code de commerce prévoit, au bénéfice du transporteur impayé, une action directe à l’encontre de l’expéditeur ou du destinataire. Toutefois, cette action n’est pas prévue par la convention de Genève, relative au contrat de transport international de marchandises par route, du 19 mai 1956, dite CMR et il était loisible de s’interroger sur l’applicabilité de cette action directe dans l’espace international. Dans un arrêt de principe rendu le 7 mars 2006, la Chambre commerciale de la Cour de cassation, par application de l’article 4, paragraphe 4, de la convention de Rome du 19 juin 1980 sur la loi applicable aux obligations contractuelles, cette action directe à la loi avec laquelle le contrat présente les liens les plus étroits et il appartient aux tribunaux de faire la recherche nécessaire. |
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Dernière mise à jour : ( 18-01-2007 )
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Contrats internationaux : loi la plus appropriée |
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Écrit par Didier Lebon
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16-01-2007 |
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Pour les contrats internationaux ne relevant pas de conventions internationales spécifiques, la loi applicable est déterminée par les dispositions de la Convention de Rome du 19 juin 1980 sur la loi applicable aux obligations contractuelles. Lorsque les parties n’ont pas choisi la loi régissant le contrat, celui-ci est régi « par la loi du pays avec lequel il présente les liens les plus étroits ». La convention prévoit certes des présomptions mais en pratique, la prévisibilité de la solution reste difficile. Toutefois, dans un arrêt de principe rendu le 19 décembre 2006 la Chambre Commerciale de la Cour de cassation vient de préciser les modalités de mise de la règle : « pour déterminer la loi la plus appropriée, le juge saisi doit procéder à une comparaison des liens existant entre le contrat et, d’une part, le pays où la partie qui doit fournir la prestation caractéristique a, au moment de la conclusion du contrat, sa résidence habituelle, et, d’autre part, l’autre pays en cause, et rechercher celui avec lequel il présente les liens les plus étroits ». |
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Dernière mise à jour : ( 18-01-2007 )
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